Venez découvrir la sélection à la médiathèque !
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vendredi 21 octobre 2016
Café bouquins
Samedi 5 novembre à 10h30 : découverte, partage, extraits de films et de livres qui évoquent le train !
Venez découvrir la sélection à la médiathèque !
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mardi 3 mai 2016
Lauréat du Prix des lecteurs
Les lecteurs de cinq bibliothèques des Hauts du Lyonnais ont choisi "Amours" de Léonor de Récondo (ed. Wespieser) !
En 1908, dans le huis clos d'une maison bourgeoise du Cher, s'épanouit le sentiment amoureux le plus pur- et le plus inattendu. Victoire, précipitée dans un mariage arrangé avec un notaire, attend depuis cinq ans un fruit de cette union malheureuse. Lorsque la bonne de dix-sept ans, Céleste, tombe enceinte : cet enfant sera celui du couple, l'héritier Boisvaillant tant espéré. Victoire n'a pas la fibre maternelle, et le nourrisson dépérit. Céleste, mue par son instinct, décide de porter secours à l'enfant à qui elle a donné le jour...
vendredi 15 avril 2016
Fin du prix des lecteurs...
Les bibliothèques d'Aveize, Coise, Duerne, Grézieu-le-marché et St-Symphorien-sur-Coise ont organisé un prix des lecteurs auprès de leurs lecteurs, qui a commencé en octobre 2015. Cinq romans ont été sélectionnés :
- Dans son propre rôle de Fanny Chiarello (éditions de l'Olivier)
- Le coeur du Pélican de Cécile Coulon (éditions Viviane Hamy)
- La part des flammes de Gaëlle Nohant (éditions Héloïse d'Ormesson)
- Amours de Léonor de Recondo (éditions Sabine Wespieser)
- Je vous écris dans le noir de Jean-Luc Seigle (éditions Flammarion)
Le vendredi 29 avril à 19h30, à la bibliothèque de Coise, le lauréat sera révélé lors d'une rencontre où nous échangerons autour de ces lectures.
Que vous ayez lu ces livres.. ou non; que vous les ayez aimé... ou non... venez participer à cette rencontre conviviale !
samedi 30 mai 2015
Café bouquins : des animaux dans les romans
Dans le cadre de l'exposition "Traces et indice de la présence d'animaux", la médiathèque consacre son café bouquins aux romans autour de l'animal ou aux romans animaliers (dont le personnage principal est un animal). Le samedi 20 juin, à 10h30 précises.
Voici une liste (non exhaustive !) de romans animaliers à emprunter à la médiathèque !
D'autres ressources sur ce thème :
http://www.aproposdecriture.com/le-roman-animalier : vers une définition du roman animalier.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roman_animalier : un article sur ce thème
Voici une liste (non exhaustive !) de romans animaliers à emprunter à la médiathèque !
-
Jules de Didier
Van Cauwelaert (Albin Michel)
-
Anima de Wajdi Mouawad (Actes Sud) : Waach se lance sur les traces du
meurtrier de sa femme, sous le regard d'animaux sauvages ou domestiques qui se
relaient pour prendre en charge la narration. Un roman fort, une prouesse
d'écriture.
-
Le fabuleux destin d'une vache
qui ne voulait pas finir en steak haché, de David
Safier (Presses de la Cité) : Lolle une vache laitière mène une vie tranquille
jusqu'au jour où elle apprend que le fermier a décidé de vendre le troupeau.
Elle décide alors de s'enfuir vers le pays où les vaches sont sacrées, l'Inde !
Je suis un chat, de Natsume Sôseki (Gallimard) : Un chat trouve refuge sous le toit
d'un professeur d'anglais, un chat sans nom, qui observe les humains. Le livre
est une critique de la société japonais alors en pleine ouverture à la culture
occidentale.
-
Des lanternes à leur
cornes attachées, de Radhika Jha (P. Piquier).
Un très beau roman, dans une Inde prise entre tradition et modernité. L'héroïne
est une vache découverte par Ramu dans la forêt. C'est le début d'une grande
histoire qui va faire du pauvre Ramu le sauveur du village
Un animal doué de raison, de Robert Merle (Gallimard) : à l'époque de la Guerre Froide, des
scientifiques travaillent sur la communication avec les dauphins et parviennent
à leur apprendre l'anglais. Mais cette découverte intéresse les militaires…
Le chat qui venait du ciel, de Takashi Hiraide (P. Picquier) : un couple emménage dans une
ancienne maison du Japon et sa vie va s'en trouver transformée, par
l'immense et splendide jardin et par la beauté et le mystère du chat qui y
habite
Comme une bête, de Joy
Sorman (Gallimard) : Comme une bête est l'histoire d'un jeune homme qui
aime les vaches au point de devenir boucher
Demain les chiens, de Clifford
Donald Simak (j'ai lui) : Le livre le plus célèbre, à juste titre, de
Simak. un livre de Science fiction qui décrit une civilisation des chiens, où
l'homme n'est plus qu'un mythe.
Dialogue de bêtes, de Colette
(Gallimard) : court roman qui met en scène des dialogues entre kiki la doucette
(un chat) et Toby le chien. Aucune mièvrerie, les animaux contemplent, jugent
et racontent l'être humain
La ferme des animaux, de George Orwell (folioplus) : un certain 21 juin eut lieu en
Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime
Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à
voler, de Luis Sepulveda (Seuil Jeunesse) : Un chat a
promis à une mouette mourante de couver son dernier œuf et de lui
apprendre à voler. Un livre jeunesse sur la solidarité, la tendresse
Larchmutz 5632, de
Jean-Bernard Pouy (Gallimard) : Larchmutz est le nom d'une ferme retapée par
Benno et Adrien, deux anciens combattants révolutionnaires qui doivent
reprendre du service... Ils abandonnent Momone, la seule vache télépathe au
monde.. Un polar, une critique sociale, de l'humour
Les grands singes, de Will
Self (Olivier) : Après une soirée de débauche ordinaire, le réveil de
Simon Dykes est difficile. Il constate que sa compagne s'est transformée en
chimpanzé, ainsi que tout le reste de l'humanité.... Ce livre est
une satire irrésistible de la vie moderne. L'art, l'amour, la politique, la
science, rien n'échappe à ce jeu de massacre !
Liberté pour les ours, de John Irving (Corps 16) : Siggy et Graff sillonnent la campagne
autrichienne à bord d'une énorme moto avec le projet fou de libérer tous les
animaux du zoo de Vienne !
Mon chien stupide, de John
Fante (U.G.E.) : un chien monstrueux recueilli un soir de pluie et surnommé
Stupide qui devient la coqueluche d'un père de famille, dont la tribu se délite
peu à peu. Un livre au cynisme rafraîchissant !
Les neuf consciences de Malfini, de Patrick Chamoiseau (Gallimard) : un conte, une fable, une épopée
écologique. Tendresse, humour et poésie caractérisent ce livre. Un malfini,
grand rapace assuré de sa magnificence, découvre un jour l'existence des
colibris…
Tombouctou, de Paul
Auster (Corps 16) : Mr Bones est le chien fidèle d'un vagabond professionnel,
se retrouve livré à lui-même après la mort de son maître. un livre sur les
rapports privilégiés qui unissent l'homme à son compagnon domestique
Parmi les bandes dessinées :
- Maus, de Art Spiegelman (Flammarion)
- Blacksad de Guarnido et Canalès (Dargaud)
http://www.aproposdecriture.com/le-roman-animalier : vers une définition du roman animalier.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roman_animalier : un article sur ce thème
vendredi 6 février 2015
Café bouquins : ces livres qui font du bien

Souvent les lecteurs nous font des demandes pour emprunter des livres faciles, légers, des livres qui font du bien. Nous allons donc consacrer un Café-bouquins à ces livres. Mais c'est quoi un livre qui fait du bien ? parmi les réponses les plus courantes, nous trouvons des livres faciles à lires mais intelligents; pas tristes mais qui n'excluent pas les parcours chaotiques de personnages; drôles; des romans mais aussi des livres de bien être et développement personnel; des livres parfaits pour s'évader. Finalement on retrouve dans ces livres qui font du bien, ce qui nous rend heureux dans la vie : l'amour, le bonheur, l'humour....
Voici une liste non exhaustive de livres qui ont fait du bien à certains de nos lecteurs, Dans cette liste il y a des livres qui sont parfois des nouveautés, d'autres qui font partie depuis longtemps de notre fonds. Il est possible que certains lecteurs aient déjà lu ces livres. Cela leur permettra de donner aux autres leur avis et leur ressenti. n'hésitez pas à nous soumettre des titres ou à venir nous parler des vôtres le 7 mars !
- BACKMAN Fredrik, Vieux, râleur et suicidaire : la vie selon Ove
- CONSTANTINE Barbara, Et puis Paulette…
- CONSTANTINE Barbara, Allumer le chat
- De BODINAT Caroline, Marâtre
- DELACOURT Grégoire, La liste de mes envies
- FOENKINOS David, La délicatesse
- FOENKINOS David, Je vais mieux
- GOUNELLE Laurent, Le philosophe qui n’était pas sage
- JOLLIEN Alexandre, Petit traité de l’abandon
- JONASSEN Jonas, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
- JOYCE Rachel, La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi
- LEDIG Agnès, Juste avant le bonheur
- LEGARDINIER Gilles, Complètement cramé !
- LEGARDINIER Gilles, Et soudain tout change !
- LUTZ Lisa, Les Spellman se déchaînent
- MALZIEU Mathias, Le plus petit baiser jamais recensé
- MOORE Christopher, Le lézard lubrique de Melancholy Cove
- MOORE Christopher, Le sot de l’ange
- MOYES Jojo, Les fiancées du pacifique
- PUERTOLAS Romain, L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa.
- ROGER Marie-Sabine, Bon rétablissement
- ROGER Marie-Sabine, Trente-six chandelles
- SAFIER David, Maudit Karma
Pour aller plus loin :
un article de Psychologie Magazine sur la bibliothérapie : ces livres qui nous aident à mieux vivre.
une autre liste de 10 livres qui font du bien
samedi 29 novembre 2014
Construire une société conviviale
Café bouquins, dimanche 7 décembre, 10h30
en présence de l'auteur Etienne AUTANT.
L'humanité vit une mutation se traduisant par de magnifiques innovations technologiques mais provoquant déséquilibres et crises dont souffrent des milliards d'êtres humains. D'un peu partout des voix s'élèvent et des mouvements se créent pour réclamer un monde plus humain et travailler à sa réalisation. Un nouveau modèle de vie en société se cherche. Ce livre propose une analyse des relations humaines et des changements profonds à mettre en oeuvre pour les rendre plus conviviales
lundi 28 juillet 2014
Café bouquins : chemins de vie
Des destins hors du commun et une volonté de transmettre et de partager des connaissances acquises toute au long d'une vie, voilà ce qui caractérise les trois livres sélectionnés pour le prochain café bouquins du dimanche 21 septembre à 10h30 précises.
Pierre Rabhi, du Sahara.... à l'agroécologie.
Pour découvrir Pierre Rabhi, écoutez cette émission de France Culture en suivant ce lien
Alexandre Jollien, du handicap... à la philosophie de l'abandon.
Alexandre Jollien - Petit traité de l'abandon par Librairie_Mollat
Boris Cyrulnik, de la guerre... à la résilience.
Dans l'Obs : les leçons de vie de Boris Cyrulnik par LeNouvelObservateur
Pierre Rabhi, du Sahara.... à l'agroécologie.
Pour découvrir Pierre Rabhi, écoutez cette émission de France Culture en suivant ce lien
Alexandre Jollien, du handicap... à la philosophie de l'abandon.
Alexandre Jollien - Petit traité de l'abandon par Librairie_Mollat
Boris Cyrulnik, de la guerre... à la résilience.
Dans l'Obs : les leçons de vie de Boris Cyrulnik par LeNouvelObservateur
lundi 7 juillet 2014
Café Bouquins : les romans gourmands
Café-bouquins
Dimanche 15 juin, nous avons papoté autour d'histoires gourmandes, de repas acide, de cuisinier modèle... tout en dégustant fruits et confitures !
Café bouquins : romans gourmands
Dimanche 15 juin, nous avons papoté autour d'histoires gourmandes, de repas acide, de cuisinier modèle... tout en dégustant fruits et confitures !
Café bouquins : romans gourmands
mercredi 14 mai 2014
Café bouquins.... au sujet des femmes
Petit compte-rendu du CAFE BOUQUINS / Au sujet des FEMMES
qui a eu lieu le Dimanche 23 mars à 10h30.
Le livre évoque l’histoire de la vie d’une femme à travers son corps, de petite fille, à jeune fille, jeune femme et femme adulte. La narratrice ne va pas au-delà de ses 40 ans environ. Le fil conducteur de ce récit de vie est le corps, et tout ce qui fait la particularité d’un corps de femme née dans les années 60.
Ainsi l’auteure évoque les règles, les formes, le sport notamment la gym, les boums, les premières relations amoureuses, la grossesse. Le récit se déroule dans un espace restreint, en ville, en banlieue, dans l’appartement. Il y a juste quelques précisions sur la société, l’atmosphère d’une époque, à peine évoqués mais suffisant pour nous évoquer nos propres souvenirs et rendre l'histoire tellement vrai, « on dirait un film ». Il y a peu de personnages, la narratrice, sa famille et Le garçon. B. Giraud est « avare de prénoms », elle ne personnalise pas et pourtant c’est très vivant.
Son écriture est très réaliste, avec des phrases simples, précises et concises. Cette écriture est dure : l’auteure semble écrire « sans » émotion tout en provoquant beaucoup d’émotions chez ses lecteurs. Ce calme apparent, emprunt de nostalgie, peut sembler froid, mais il y a toujours quelques touches d'humour pour alléger le propos. L'auteure énonce quelques vérités que l'on connaît, mais sans les avoir jamais énoncées.
Une participante du Café bouquins a notamment noté « tout ce qu’il faut faire pour ne pas tomber enceinte et quelques années plus tard, tout ce qu’il faut faire pour tomber enceinte ».
C'est un livre qui se lit facilement, il n’y a pas à proprement parler une intrigue, mais il nous parle donc il nous tient.
Ainsi l’auteure évoque les règles, les formes, le sport notamment la gym, les boums, les premières relations amoureuses, la grossesse. Le récit se déroule dans un espace restreint, en ville, en banlieue, dans l’appartement. Il y a juste quelques précisions sur la société, l’atmosphère d’une époque, à peine évoqués mais suffisant pour nous évoquer nos propres souvenirs et rendre l'histoire tellement vrai, « on dirait un film ». Il y a peu de personnages, la narratrice, sa famille et Le garçon. B. Giraud est « avare de prénoms », elle ne personnalise pas et pourtant c’est très vivant.
Son écriture est très réaliste, avec des phrases simples, précises et concises. Cette écriture est dure : l’auteure semble écrire « sans » émotion tout en provoquant beaucoup d’émotions chez ses lecteurs. Ce calme apparent, emprunt de nostalgie, peut sembler froid, mais il y a toujours quelques touches d'humour pour alléger le propos. L'auteure énonce quelques vérités que l'on connaît, mais sans les avoir jamais énoncées.
Une participante du Café bouquins a notamment noté « tout ce qu’il faut faire pour ne pas tomber enceinte et quelques années plus tard, tout ce qu’il faut faire pour tomber enceinte ».
C'est un livre qui se lit facilement, il n’y a pas à proprement parler une intrigue, mais il nous parle donc il nous tient.
Extrait <<Ça commence avec une parole de ma mère. Désignant le sandwich que je viens de me confectionner avec une épaisse couche de beurre, elle espère que je ne vais pas manger tout ça. Comme je la toise du haut de mes treize ans, elle ajoute que je vais prendre des formes (encore cette histoire de formes). Je comprends aussitôt mais je mange à ma faim, pain, beurre, saucisson comme tous les jours à l'heure du goûter. Je comprends et puis je doute, et, pour la première fois, je regarde mon corps comme un objet sur lequel je peux agir. >>
Autres livres de Brigitte Giraud évoqué : dans « J’apprends » elle évoque sa mère restée en Algérie ; « à présent » évoque l’accident mortel de son compagnon et ses funérailles.
Julie Bonnie, née en 1972, est musicienne, chanteuse, auteure. La narratrice de son livre, Béatrice, auxiliaire de puériculture, nous fait découvrir de chambre en chambre les femmes qui viennent d’accoucher à la maternité où elle travaille, toutes ont un vécu spécial. Béatrice travaille dans cette maternité par obligation pour élever ses enfants. Mais elle a du mal à supporter ce travail, et elle se souvient et nous raconte sa vie d’avant, où elle dansait avec son amour Gabor et une troupe d’artistes sur les routes d’Europe.
Ce roman nous transporte de chapitres en chapitres sur les routes avec « Béatrice d’avant » danseuse et libre, et de chambres en chambres avec « Béatrice aujourd’hui », trop impliquée dans ce métier difficile. C’est la description de deux mondes, la maternité lieu de situations dures, lourdes, et la vie d’artiste, plus libre, différente, fabuleuse.
C’est un roman difficile par les thèmes qu’il évoque, mais il se lit très vite. Julie Bonnie voulait écrire une chanson, mais elle n’arrivait pas à tout dire et la chanson est devenue son premier roman. Certains thèmes sont évoqués tout au long du livre, comme la nudité, « Le fait de danser nue ne met pas forcément à nue ».
Ce roman nous transporte de chapitres en chapitres sur les routes avec « Béatrice d’avant » danseuse et libre, et de chambres en chambres avec « Béatrice aujourd’hui », trop impliquée dans ce métier difficile. C’est la description de deux mondes, la maternité lieu de situations dures, lourdes, et la vie d’artiste, plus libre, différente, fabuleuse.
C’est un roman difficile par les thèmes qu’il évoque, mais il se lit très vite. Julie Bonnie voulait écrire une chanson, mais elle n’arrivait pas à tout dire et la chanson est devenue son premier roman. Certains thèmes sont évoqués tout au long du livre, comme la nudité, « Le fait de danser nue ne met pas forcément à nue ».
Ce livre a provoqué une discussion autour de la grossesse et de l’accouchement : ne devrait-il pas y avoir une transmission de femme à femme sur ses sujets ? La mère ne devrait-elle pas raconter à sa fille ces moments pour que ce soit moins terrible ? la maternité réaffirme en effet ce lien d’appartenance, cette filiation mère /fille. Les femmes devraient pouvoir mieux se préparer à vivre cette expérience de la maternité, de la grossesse à l’après-accouchement. Les mères se doivent d’être joyeuses, mais toutes ou presque connaissent le baby-blues. La naissance d’un enfant est aussi la naissance d’une mère.
Julie Bonnie nous offre un récit poignant, avec une fin diversement appréciée, dure pour certains, très ouverte pour d’autres. La seule réserve de tous, est de ne peut-être pas le proposer à une femme enceinte !
Extrait <<Commence alors la présentation du service, chambre par chambre, femme par femme, âme humaine par âme humaine, drame par drame, vie par vie. En quelques mots : enfant, mort, anorexie, trisomie, hémorragie, déchirure, antécédents, pleurs, peurs, angoisse, nuit, crevasses, engorgement, tire-lait, solitude, mari, fausse couche, interruption médicale de grossesse, césarienne en urgence, utérus, ligature, psychosocial, infection, maltraitance, lien maternel, fragilité, dépression, périnée.>>
Chambre 2 a reçu le prix du roman Fnac
« Le chœur des femmes » fait partie de ses livres difficile à résumer, car dès les premières pages le lecteur est surpris par l’identité du narrateur, et il serait dommage de dévoiler cette identité à ceux qui n’ont pas encore lu ce livre.…
Il y l’histoire de J. Atwood, qui pratique une médecine moderne, technique, chirurgicale, avec confiance mais sans écoute pour les malades. Atwood doit faire un stage de fin d’étude dans l’unité 77 de l’Hôpital de Tourmens (fictif), dont le chef de Service, Franz Karma est un médecin plein d’humanité, dont la mission principale consiste à écouter ses patientes. Et puis, au delà de ces deux personnages, de leur histoire personnelle qui va créer l’intrigue du récit, il y a aussi les témoignages de toutes ces patientes venues dans ce service de gynécologie pour évoquer leurs douleurs, demander une contraception ou un avortement…
Martin Winckler est lui-même médecin, et une partie de ces témoignages sont repris de son site http://martinwinckler.com/ , ce qui donne un aspect documentaire à ce livre.
Martin Winckler est lui-même médecin, et une partie de ces témoignages sont repris de son site http://martinwinckler.com/ , ce qui donne un aspect documentaire à ce livre.
Il y a d’autres thèmes sous jacents comme l’identité, le genre, notamment dans les professions médicales. Dans l’esprit de beaucoup, « les médecins sont des hommes ; les femmes sont des soignantes ». Ce livre nous fait réagir sur la médecine et les médecins. Karma est un médecin plein d’humanité, contrairement à des médecins qui s’occupent plus de la maladie que du malade. Même si l’on doit relativiser car l’ambiance d’un service hospitalier dépend beaucoup des personnes qui y travaillent.
C’est un livre à classer parmi les essentiels, à recommander aux femmes comme aux hommes, et pourquoi pas à offrir à son médecin !
D’autres livres de Martin Winckler : « la maladie de Sachs », « en souvenir d’André ».
Extrait
"Elle s'interrompt. Je me tourne vers l'interne, je lui prends doucement le bloc et le stylo des mains et je pose le tout sur le bureau.
- Vous écrirez plus tard... Peut-être.
Puis, sans le materner plus longtemps, il finira par trouver sa place, je me tourne vers la patiente
et je m'ouvre à ses plaintes, à ses peurs, à ses pleurs, ses espoirs, ses désirs, ses échecs, ses plaisirs,
je me fonds dans son air, son couplet, sa ballade, son chant solo montant du choeur des femmes."
D’autres livres évoqués ce jour là …
- Madeleine Chapsal va sortir un livre en avril 2014 intitulé « le corps des femmes » (éditions Fayard)
- Lola Lafon, « la petite communiste qui ne souriait jamais » qui évoque le corps des femmes à travers le formatage des gymnastes.
- E.E. Schmitt « la femme au miroir », éditions Albin Michel
- Bande dessinée d’Etienne Davodeau « lulu femme nue »
- « l’identité malheureuse » d’Alain Finkielkraut, éditions Stock, qui évoque dans un chapitre la vie des filles dans les quartiers.
- Un blog d’un urgentiste : http://www.alorsvoila.com/ : journal de soignés/soignants réconciliés.
- Madeleine Chapsal va sortir un livre en avril 2014 intitulé « le corps des femmes » (éditions Fayard)
- Lola Lafon, « la petite communiste qui ne souriait jamais » qui évoque le corps des femmes à travers le formatage des gymnastes.
- E.E. Schmitt « la femme au miroir », éditions Albin Michel
- Bande dessinée d’Etienne Davodeau « lulu femme nue »
- « l’identité malheureuse » d’Alain Finkielkraut, éditions Stock, qui évoque dans un chapitre la vie des filles dans les quartiers.
- Un blog d’un urgentiste : http://www.alorsvoila.com/ : journal de soignés/soignants réconciliés.
Prochain CAFE-BOUQUINS / DIMANCHE 15 JUIN : des ROMANS GOURMANDS ….
mardi 29 avril 2014
Café bouquins : romans gourmands
Dimanche 15 juin à 10h30 précises, nous vous proposons un café bouquins gourmand de romans à dévorer !
Histoires exotiques, repas de famille, scènes de cuisine, souvenirs culinaires, il y a des romans pour tous les goûts, et tous ont un lien avec la cuisine, les aliments ou les repas.
Vous pouvez déjà emprunter un de ces livres et venir en parler, en bien ou en mal, le 15 juin.
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samedi 25 janvier 2014
Au sujet des femmes...
Le prochain café bouquins du dimanche 23 mars se tiendra juste après la journée internationale de la femme , le 8 mars. Une excellente occasion de découvrir et d'échanger au sujet des femmes, grâce à trois romans qui évoquent la femme et leur corps :- Le choeur des femmes de Martin Winckler (P.O.L éditions)
... un brillant médecin découvre l'univers d'un service de médecine consacré à la médecine des femmes. C'est un roman choral (d'où le titre) où l'on croise des femmes qui racontent leur vie.- Chambre 2 de Julie Bonnie (Belfond)
... la chambre 2, celle d'une maternité où Béatrice travaille et reçoit de plein fouet tous les moments extrêmes liés à l'accouchement. C'est un roman poignant sur le corps des femmes et ce qu'on lui impose.
- Avoir un corps de Brigitte Giraud.(Stock)
... la trajectoire d'une enfant qui devient fille, puis adolescente puis femme, racontée du point de vue du corps. C'est un roman qui rappelle que le corps et la tête entretiennent des liens serrés et mystérieux.
Rendez vous le dimanche 23 mars à 10h30 précises, pour évoquer ces livres, ou tout autre de vos coups de cœur (ou coups de griffes) de romans évoquant les femmes, leurs corps, leurs destins.
vendredi 20 décembre 2013
Café-bouquins : Claudie Gallay
... une même écriture, agréable à lire, accessible, faite de petites phrases, précises, des mots, des bouts de phrase. Claudie Gallay a un style très particulier et reconnaissable.
... des thèmes communs à ces livres : des histoires de famille, le poids de la famille, des non-dits, des choses lourdes, tristes, notamment pendant la période de Noël, rendant la communication entre les personnages difficile, voire impossible, et créant pour le lecteur beaucoup de mystère.
... la présence d'animaux, parfois soutiens et compagnons des personnages comme les chats dans Les déferlantes mais souvent victimes des hommes comme les chiens ou les écureuils dans Une part de ciel, ou le chat horriblement sacrifié, mais vénéré, dans Mon amour, ma vie.
... des personnages nombreux, des gens simples, tristes mais combatifs et persévérants. Les enfants sont souvent cabossés, ou livrés à eux mêmes, et parfois sans prénom comme "la cigogne" dans Les déferlantes, "la Môme" et "Marius" dans Une part de ciel, ou "Dan" l'enfant meurtri dans Mon amour, ma vie.
... des huit-clos : La Hague dans Les déferlantes, un village de montagne dans Une part de ciel, une pension dans Seule Venise, Avignon dans L'amour est une île. Ces lieux expriment l'idée d'enfermement, poussée à l'extrême dans le roman Mon amour, ma vie où suite à un accident, les personnages ne peuvent plus sortir de leur environnement sordide. Dans la même idée, les maisons sont souvent des habitations miteuses, des caravanes, des maisons inconfortables, des camions, une péniche.
.... une forte présence de la Nature, avec une description vraie des lieux.
... et des histoires d'amour en filigrane.
Alors si on retrouve les mêmes choses dans ses livres, pourquoi lire encore "Claudie Gallay" ? Parce qu'à chaque fois, c'est la découverte d'un univers très bien documenté, non pas à la manière d'un journaliste, mais dans le ressenti, les émotions, l'atmosphère. Nous découvrons des lieux, la Normandie, la Montagne, Avignon mais aussi des hommes et leurs métiers comme l'ornithologue, les forestiers saisonniers, les "théâtreux". Lire Claudie Gallay, c'est aussi s'imposer une certaine lenteur, une patience, une pause fort appréciée surtout dans cette période de fin d'année ! Elle réussit par son écriture à créer des récits lents mais haletants ! Malgré le peu d'actions, hormis l'attente, on reste tenu en haleine. "on y est", on est dans l'action, dans le froid, dans le paysage, au côté des personnages. "on attend et on se donne le temps", "elle nous reconnecte avec nos émotions, à nos sens", elle nous pousse à regarder autrement, à avoir une autre vision de situations que nous pourrions connaître, "ça nous parle", "j'aurais pu l'écrire car je ressens ça".
Vous pouvez retrouver des résumés, des critiques, des citations des livres de Claudie Gallay en cliquant ici.
En marge du Café-bouquins, des coups de cœur des participants :
- Alice Ferney "Grâce et dénuement": un chef d'oeuvre !
- des critiques à lire ! celles de Gérard Collard : http://www.lagriffenoire.com/
- un dvd "tous au Larzac !"
mercredi 27 novembre 2013
"On était trois semaines avant Noël"...
"On était trois semaines avant Noël"... Voilà comment commence le dernier livre de Claudie Gallay "Une part de ciel", publié chez Actes Sud.Notre prochain "Café bouquins" sera à moins de trois semaines de Noël, et nous avions envie de papoter autour de cette auteure. En 2008, Claudie Gallay publiait "Les déferlantes". Ce livre fut un gros succès littéraire, il s'est vendu à 300 000 exemplaires, traduit en 17 langues, il a reçu plus de 7 prix (dont le grand prix des lectrices de "Elle" en 2009) et il est l'un des romans adultes les plus empruntés à la médiathèque d'Aveize !
Son dernier livre "Une part de ciel" connaîtra-t-il le même succès ? Le succès des "déferlantes" vous-a-t-il incité à lire ses livres plus anciens et les avez-vous autant apprécié ? Aborde-t-elle toujours les mêmes thèmes avec la même écriture faite de phrases courtes et précises ? Nous vous donnons rendez vous le dimanche 8 décembre à 10h30 précises pour discuter des livres de Claudie Gallay.
En attendant, vous avez encore quelques jours pour découvrir la version télévisuelle du livre "les déferlantes" (Arte replay).
Claudie Gallay présente son dernier livre :
Claudie Gallay - Une part de ciel par Librairie_Mollat
Romans de Claudie Gallay présents à la médiathèque d'Aveize (ou à réserver !) :
- Une part de Ciel (2013)
- L'amour est une île (2010)
- Les déferlantes (2008)
- Dans l'or du temps (2006)
- Seule Venise (2004)
- Mon amour, ma vie (2002)
samedi 28 septembre 2013
Littérature algérienne
Littérature
algérienne… Il est impossible de résumer la littérature d’un pays.. Il y a
toujours autant de littératures qu’il y a d’auteurs. Faire un focus sur la
littérature d’un pays, c’est simplement permettre la découverte d’auteurs
étrangers, moins médiatisés que les auteurs états-uniens !
Vaste est
donc la littérature algérienne… et d’ailleurs comment définir un « auteur
algérien » ? celui qui ne vit qu’en Algérie ? qui écrit en arabe
ou en berbère ? Comment accéder aux auteurs qui publient leur texte en
arabe et en Algérie et qu’on ne trouve pas en France ? Devant ces
difficultés, nous avons retenu comme auteurs algériens, des auteurs vivant en
Algérie, ou ailleurs (dont la France), qui ont un lien avec l’Algérie (pays
d’origine, liens familiaux, etc…), qui écrivent en Français ou en Arabe, et
dont les livres sont facilement disponibles en France et en français.
Ce dimanche 22 septembre, tout en dégustant des pâtisseries orientales, nous avons partagé nos découvertes ou redécouvertes de certains de ces auteurs :
Livre évoqué : « Commissaire Krim », paru en 2008
Une écriture
spéciale, un peu « pesante »,
un humour noir particulier mais ce qui est dénoncé dans le livre est
intéressant, dont l’intégrisme.
Un auteur
reconnu internationalement, des livres très différents, portés par une écriture
facile à lire. Yasmina Khadra révèle
souvent des conflits, sans prendre parti.
Livres évoqués :
« Les
sirènes de Bagdad », 2006 : un livre dur, à en avoir des
frissons, qui décrit bien la montée de la violence et du terrorisme. Ici, le
héros voit un jour son père bousculé par des militaires. Cet affront de trop
sera le déclencheur de son entrée dans le terrorisme.
« Ce que le jour doit à la nuit »,
2008 : une histoire d’amour, une histoire d’amitié, une histoire sur
l’Histoire de l’Algérie depuis les années 40. Le livre suit le parcours de Younès, algérien né à la campagne, qu’il doit
quitter alors que sa famille a tout perdu pour rejoindre la ville et ses
bidonvilles. Il sera recueilli par son oncle pharmacien, et éduqué à
« l’occidentale ». C’est un héros partagé entre deux mondes, entre
plusieurs amitiés, ne sachant pas prendre de décisions et qui se laisse porter
par la vie. Younès ne prend pas parti dans le conflit algérien, tout comme
l’auteur qui montre la complexité du monde où vit le héros ? En filigrane,
un autre personnage a marqué tous les lecteurs : le père de Younès, un
homme fier et travailleur, qui va perdre sa maison, sa famille, et finalement
se perdre aussi. La déchéance de cet
homme est déchirante.
« L’équation africaine », 2011: une
belle leçon d’amitié, un livre dur et prenant.
A découvrir
à la bibliothèque, le nouveau Khadra : « Les anges meurent de nos blessures »
Maïssa Bey
Livre évoqué : « Entendez vous dans les montagnes.. », 2010
Dans un train en France, de nos jours, une fille d’un combattant algérien, un ancien appelé du contingent et une fille de Pied-Noir se rencontrent par hasard. Malgré cette rencontre un peu fortuite et forcée, ce livre est un très beau récit, un témoignage quasiment autobiographique. 50 après, l’évocation de la guerre d’Algérie est toujours aussi douloureuse. Les anciens appelés souvent n’évoquent jamais cette expérience ou en parlent entre eux via des chants. La narratrice, fille d’un combattant tué par les français, a du fuir l’Algérie dans les années 90 à cause des intégristes, et trouve refuge en France, le pays qui a tué son père.. Un livre très bien fait, pour mieux comprendre les douloureuses conséquences de ces « évènements » sur tous les protagonistes.
Dans un train en France, de nos jours, une fille d’un combattant algérien, un ancien appelé du contingent et une fille de Pied-Noir se rencontrent par hasard. Malgré cette rencontre un peu fortuite et forcée, ce livre est un très beau récit, un témoignage quasiment autobiographique. 50 après, l’évocation de la guerre d’Algérie est toujours aussi douloureuse. Les anciens appelés souvent n’évoquent jamais cette expérience ou en parlent entre eux via des chants. La narratrice, fille d’un combattant tué par les français, a du fuir l’Algérie dans les années 90 à cause des intégristes, et trouve refuge en France, le pays qui a tué son père.. Un livre très bien fait, pour mieux comprendre les douloureuses conséquences de ces « évènements » sur tous les protagonistes.
Malika Mokeddem , est une auteure
algérienne, vivant en France, très impliquée dans la cause des femmes. Elle
aime l’Algérie mais est aussi devenue une étrangère dans son pays.
Livre évoqué : « N’Zid », 2001 « j’ai adoré cette
auteure », nous a confié une lectrice. Un livre à recommander !
Un titre signifiant «continue ». A la suite d’un accident de bateau, une femme perd la mémoire, en pleine mer. Elle est seule et doit se retrouver seule. Elle est trop dispersée, il y a trop de cultures en elle.. Ce livre questionne les origines et l’identité. Il est très bien fait,
Un titre signifiant «continue ». A la suite d’un accident de bateau, une femme perd la mémoire, en pleine mer. Elle est seule et doit se retrouver seule. Elle est trop dispersée, il y a trop de cultures en elle.. Ce livre questionne les origines et l’identité. Il est très bien fait,
Azouz Begag
Un tout
petit livre , 44 pages, « le
copiste de Beaumarchais » (2010)
N’a pas fait l’unanimité : certaines se sont régalées de cette courte histoire d’un jeune africain copiste, pleine de jeu de mots ; d’autre n’ont vu aucun intérêt à ce mini-livre, qui donne envie dans les premières pages et qui tombe à plat dans les dernières !
N’a pas fait l’unanimité : certaines se sont régalées de cette courte histoire d’un jeune africain copiste, pleine de jeu de mots ; d’autre n’ont vu aucun intérêt à ce mini-livre, qui donne envie dans les premières pages et qui tombe à plat dans les dernières !
Akli Tadjer
Livre évoqué : « Alphonse », 2005
Mohamed, un jeune garçon, parachuté de Paris à Lens chez sa famille. Le petit Arabe de Paris est rebaptisé « Alphonse » par cette famille, mais ce changement de nom ne suffit pas à gommer les différences. Ce livre est très sympa à lire, il dit les choses sans les décrire trop pesamment, et évoque l’intégration en France dans les années 60.
Mohamed, un jeune garçon, parachuté de Paris à Lens chez sa famille. Le petit Arabe de Paris est rebaptisé « Alphonse » par cette famille, mais ce changement de nom ne suffit pas à gommer les différences. Ce livre est très sympa à lire, il dit les choses sans les décrire trop pesamment, et évoque l’intégration en France dans les années 60.
Zahia Ramani
Livre évoqué : « France, récit d’une enfance »
Le livre s’ouvre sur une succession de « photos » de l’enfance et de l’adolescence de l’auteure. Elle est fille de Harki et a débarqué très tôt en France. Elle est étrangère en France et bannie dans son pays. Ce livre est un récit qui intervient alors que la mère est malade. L’auteure rend hommage à sa mère, a tout ce qu’elle lui a transmis. Un très beau livre, très touchant entre souvenirs d’enfance, révoltes d’adolescence et le recul pris devenue adulte.
Le livre s’ouvre sur une succession de « photos » de l’enfance et de l’adolescence de l’auteure. Elle est fille de Harki et a débarqué très tôt en France. Elle est étrangère en France et bannie dans son pays. Ce livre est un récit qui intervient alors que la mère est malade. L’auteure rend hommage à sa mère, a tout ce qu’elle lui a transmis. Un très beau livre, très touchant entre souvenirs d’enfance, révoltes d’adolescence et le recul pris devenue adulte.
Boualem Sansal
Livre évoqué : « Le village de l’Allemand ou le journal des
frères Schiller », 2008. Ce livre fait partie de notre liste des
« Essentiels », c’est-à-dire un livre qui doit être lu pour mieux comprendre les réalités qui nous
entourent. Nous le recommandons à tous
les lycéens, étudiants et adultes ! Il prend la forme de deux journaux
intimes qui se croisent : celui du frère aîné qui se suicide après avoir
découvert la terrible vie de son père
ancien nazi ; et le journal du petit frère, jeune des cités tenté de
suivre les intégristes, qui va enquêter sur le sort de son frère et découvrir à
son tour ses origines. Ce livre évoque donc la deuxième guerre mondiale et le
sort réservé au peuple juif (un sujet tabou en Algérie), mais aussi la mainmise
des intégristes dans certaines banlieues françaises. C’est un livre dur, très réaliste,
avec (heureusement !) quelques touches d’humour.
Anouar Benmalek
Livre évoqué : « Tu ne mourras plus demain »
L’auteur dédie ce livre à sa mère qui vient de mourir. C’est l’occasion pour lui de retracer la vie de cette mère ainsi que de tous ces ascendants. Un très bel hommage, porté par une magnifique écriture. Anouar Benmalek est reconnu par certains comme le plus grand auteur algérien contemporain.
L’auteur dédie ce livre à sa mère qui vient de mourir. C’est l’occasion pour lui de retracer la vie de cette mère ainsi que de tous ces ascendants. Un très bel hommage, porté par une magnifique écriture. Anouar Benmalek est reconnu par certains comme le plus grand auteur algérien contemporain.
vendredi 9 août 2013
Café bouquins : la littérature algérienne contemporaine
Nouveau café bouquins à la médiathèque d'Aveize, le dimanche 22 septembre de 10h30 à 12h. Un moment d'échange autour de la littérature contemporaine algérienne.
Quelques auteurs dont vous pouvez déjà emprunter ou réserver les livres à la médiathèque :
Anouar Benmalek
Latifa Ben Mansour
Maïssa Bey
Rachid Boudjedra
Nina Bouraoui
Mohammed Dib
Assia Djebar
Ahmed Kalouaz
Yasmina Khadra
Leïla Marouane
Malika Mokeddem
Zahia Rahmina
Nourredine Saadi
Boualem Sansal
Leïla Sebbar
Akli Tadjer
Fawzia Zouari
Ces auteurs sont algériens ou d'origine algérienne, ils vivent en Algérie, en France ou dans d'autres pays.
Cette animation est proposée en partenariat avec l'Office du Tourisme des Hauts du Lyonnais qui organise une exposition "Algérie-Monts du Lyonnais, itinéraires croisés, 1954-1962", du 1er septembre au 24 novembre 2013.
Quelques auteurs dont vous pouvez déjà emprunter ou réserver les livres à la médiathèque :
Ces auteurs sont algériens ou d'origine algérienne, ils vivent en Algérie, en France ou dans d'autres pays.
Cette animation est proposée en partenariat avec l'Office du Tourisme des Hauts du Lyonnais qui organise une exposition "Algérie-Monts du Lyonnais, itinéraires croisés, 1954-1962", du 1er septembre au 24 novembre 2013.
Venez nombreux !
samedi 13 juillet 2013
Compte rendu : des coups de cœur du printemps 2013
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Compte-rendu Dimanche 07 juillet 2013
Des coups de cœur que nous avons eu ce printemps.
Roman / "Comment trouver l'amour à 50 ans quand on est parisienne" de Pascal Morin (Aveize : R MOR)
Le titre de ce livre est trompeur, et pas du tout accrocheur si l’on n’a pas 50 ans, si l’on n’est pas parisienne et si l’on ne cherche pas l’amour ! C’est le 5è roman de P. Morin. Il débute par la description dérangeante d’un enterrement, d’une manière « très humour noir ». Cet enterrement va être un déclic pour la fille de la défunte. En dehors de la scène d’ouverture, c’est un roman léger, drôle et pétillant, une comédie humaine teintée d’une critique de notre société contemporaine. Une bonne surprise !
Une brève présentation du livre :
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Récit / "Immortelle randonnée" de Jean-Christophe Rufin (Aveize : R RUF)
Jean-Christophe Rufin a écrit le récit de sa randonnée sur les chemins de St-Jacques-de Compostelle, non pas pour décrire la marche, mais plutôt pour livrer ses réflexions tout au long de son parcours (commencé à Hendaye). C’est un beau récit, plein d’humour avec de belles réflexions sur le « lâcher prise ». Une des belles métaphores du récit est celle du sac à dos dont le poids reflète le poids de nos peurs et qui s’allège progressivement au fil de la marche. JC Rufin nous livre aussi ses connaissances sur l’histoire de ce pèlerinage, ainsi que sur les pèlerins. C’est un vrai coup de cœur ! En bonus : la belle citation de la fin du livre…
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Michel Serres, philosophe et historien des sciences, évoque dans ce petit livre, la révolution numérique et la prise en main de ce monde par les jeunes. Petite Poucette, c’est le nom que l’auteur donne à ce nouvel humain connecté, qui écrit avec les pouces. Ce livre est un véritable éloge à la jeunesse, très touchant de la part d’un homme de 80 ans, qui remet en cause nos méthodes d’enseignement, nos institutions. Place au monde numérique et à la créativité ! Certains passages sont un peu difficiles, mais c’est un livre qui évoque le monde du futur et qui n’est pas pessimiste !
une conférence (d'une heure) de cet homme passionnant à lire et à écouter :
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Roman / « Profanes » de jeanne Benameur (Aveize : R BEN)
Un vieil homme, ancien chirurgien, a recruté par l’intermédiaire d’une petite annonce 4 jeunes gens pour s’occuper de lui « jusqu’à la fin », dans sa grande maison. Ce n’est pas un livre sur la vieillesse, plutôt sur le poids du passé quelque soit son âge et surtout sur la nécessité et l’espoir des nouveaux départs. On découvre petit à petit la vie de ces 5 personnages principaux, ainsi que leur passé parfois très douloureux. C’est un roman mélancolique, à l’écriture sinueuse qui s’adapte bien aux méandres psychologiques des personnages, mais d’un accès difficile. Il y a peu de dialogue, et l’écriture passe régulièrement du « il » ou « elle » au « je », comme si l’on rentrait petit à petit dans l’histoire de la vie des personnes. C’est un livre sur l’espoir, la recherche de sérénité sans passer par les dogmes ou la foi, d’où son titre.
écoutez un portrait de Jeanne Benameur, grand prix RTL-Lire 2013
écoutez un portrait de Jeanne Benameur, grand prix RTL-Lire 2013
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Roman méditatif / « Le chat de Schrödinger » de Philippe Forest (MD : R FOR)
Le livre débute par la description d’une expérience de physique quantique ! Cette expérience est l’occasion pour l’auteur de parler de sa vie. Il est le savant, l’enfant, le chat. Il tente de ne rien faire. C’est un livre sur le deuil, la perte d’une petite fille. Ce sont aussi des réflexions philosophiques, sur le vrai (tout est vrai mais rien n’est vrai), sur le rêve (qu’est ce qui est un rêve, qu’est ce qui ne l’est pas).
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Bande dessinée / « Pacifique » de Romain Baudy et Martin Trystam (Aveize : BD TRY)
Cette bande dessinée se déroule dans un sous-marin pendant la seconde guerre mondiale. Un « bleu » arrive dans ce sous-marin, et il va apporter avec lui un livre interdit. Ce livre disparait et réapparait régulièrement dans cette histoire avant de …. Chut ! on ne peut pas dévoiler la fin ! Des Avis contradictoires pour cette bd : une ode à la vie, un conte philosophique et un vrai coup de cœur ou bien une histoire pas du tout accrocheuse.
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Bande dessinée / « La gloire d’Albert » d’Etienne Davodeau (MD : BD DAV GLO)
Une bande dessinée sur ce qu’il peut y avoir de plus noir en politique ! Albert est le témoin d’un accident qui ressemble à un assassinat. Les salauds ne sont pas ceux que l’on croie.. A lire : toute la sélection des bandes dessinées d’Etienne Davodeau qui sont toujours des bds réalistes, des récits de vie : « Les Ignorants », « Mauvaises gens », « Rural », « Lulu, femme nue »…
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D’autres livres évoqués ce jour là …
/ « Veuf » de Jean-Louis Fournier (Aveize : R FOU) : Le thème du veuvage est peu abordé dans les romans. C’est le cas ici, et à la manière de JL Fournier : drôle et émouvante. Un livre des « j’aurais pu ».
// « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonassan (Aveize : R JOS) : Un coup de griffe contre ce livre, mal écrit et pas si drôle que ça ! Pourquoi un tel succès de librairie ?
/// « Le nez à la fenêtre » de Jean-Noël Blanc (Aveize : R BLA) : Un coup de cœur auquel on pense à chaque nouveau Tour de France. Une alternance entre une course de vélo haletante et un retour sur l’enfance.
//// « Complètement cramé » de Gilles Legardinier (Aveize : R LEG) : Un livre drôle, on rit derrière son livre !
///// « La liste de mes envies » de Gregoire Delacourt (Aveize : R DEL) : Et si elle gagnait au loto, qu’est ce que ça changerait dans sa vie ? Elle joue.. et elle gagne, mais va-t-elle réaliser la liste de ses envies ? Une belle histoire, facile à lire, avec un petit message derrière.
***
Un dernier coup de cœur !
/ « Le philosophe qui n’était pas sage » de Laurent Gounelle
(Aveize : R GOU) : une lecture très facile pour ce roman qui ressemble à un conte. Beaucoup d’humour pour raconter une vengeance..
PROCHAIN CAFE BOUQUINS / DIMANCHE 22 SEPTEMBRE 2013 /
LA LITTERATURE ALGERIENNE CONTEMPORAINE
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